Hypothyroïdie et grossesse #20

     Etant presque au début de mon 9e mois de grossesse, j’ai réalisé que je ne vous avais pas du tout parlé de mon hypothyroïdie pendant cette période ! Et pour cause, comme vous allez pouvoir le constater, celle-ci se l’ai joué très discrète comme pour se faire pardonner des mois difficiles qui ont précédé ma grossesse…

[Si vous êtes novice en matière de thyroïde et que vous vous demandez de quoi je peux bien parler, je vous invite à lire mon article qui pourra vous éclairer !]

En effet, si vous vous souvenez de cet article , durant les mois qui ont suivi le diagnostic de mon hypothyroïdie, mes hormones thyroïdiennes ont fait le yoyo et il a été très difficile de trouver un dosage convenable puisque je changeais quasiment tous les deux mois de dose et passais donc par tous les symptômes soit d’une hyperthyroïdie lorsqu’il s’avérait que le dosage était trop fort, soit d’une hypothyroïdie, lorsque l’on avait trop diminué la dose.

En apprenant ma grossesse, l’une de mes angoisses était entre autre que cette situation ne fasse qu’empirer… et pourtant c’est bien l’inverse qui s’est passé et c’est plutôt le diabète qui m’a donné du fil à retordre !

Il faut savoir que lorsque l’on est enceinte, au beau milieu de tous les bouleversements psychologiques et physiques la thyroïde est elle aussi très affectée : normal, c’est une hormone et comme toutes les hormones pendant la grossesse, elle est bien chamboulée !

C’est notamment le cas au deuxième trimestre,  lorsque le corps augmente la synthèse des hormones thyroïdiennes pour accompagner le développement du bébé, on tombe dans une hyperthyroïdie qui s’explique par différents symptômes connus des femmes enceintes : chute de cheveux, humeur variable, grosse fatigue ect. Du coup, lorsqu’à la base on est en hypothyroïdie, il faut augmenter la dose en hormones thyroïdiennes pour combler le manque et faire face au besoin.  Si ce manque n’est pas comblé, existe des risques plus importants de faire un  accouchement prématuré, de l’hypertension, une fausse couche ect ! Bref, ça n’est pas à prendre à la légère.

Pour cela, ma dose de levothyrox a été augmentée dès le début de ma grossesse, et j’avais une prise de sang mensuelle (au lieu de tous les deux mois) à faire afin de réévaluer si le dosage était bon. Pour le premier trimestre de ma grossesse, ma dose de levothyrox est donc passée de 50 à 75 microgramme. Au début du 2e trimestre, ma TSH ayant augmenté et ne me sentant pas à mon aise, j’ai demandé à l’augmenter et je suis partie sur une dose de 100 microgramme. Depuis, cette dose n’a pas changé et mes prises de sang n’ont jamais été aussi bonnes et contrairement aux mois qui précédaient ma grossesse, je n’ai quasiment eu aucune chute de cheveux !

Je suis curieuse de savoir si ça a été le cas pour d’autres mamans hypothyroïdiennes, car je suis plutôt surprise et heureuse de ne pas avoir eu à m’en préoccuper de toute ma grossesse et je me demande comment mon dosage va évoluer à la suite de mon accouchement…!

J’espère que ce petit bilan pourra apporter quelques infos aux futures mamans hypothyroïdiques, ainsi qu’à vous tous 😉

PS: la photo en début d’article est de mon mari 😉

 

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9 commentaires sur « Hypothyroïdie et grossesse #20 »

      1. Pour l’instant tout va bien j’ai arrêté mon traitement, ma tsh est ok c’est comme ça que j’ai eu le feu vert pour démarrer une grossesse ! Tu as pris ton traitement pendant ta grossesse ou pas ?

        Aimé par 1 personne

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